Le jour où j’ai commencé à manger instinctivement | FD Fitness consultant

vendredi, 9 août, 2019 Le jour où j’ai commencé à manger instinctivement Temps de lecture 5 minutes

Avec toutes les technologies et les applications mobiles à notre disposition, il est facile de se mettre à tout calculer (sommeil, calories, macronutriments, nombres de pas dans une journée, etc.). Tout ça peut être intéressant un certain temps pour prendre conscience de sa consommation et ses habitudes, et pour améliorer son mode de vie. Par contre, croyez-vous qu’il soit vraiment nécessaire et soutenable à long terme de toujours tout calculer pour obtenir des résultats? Nous ne sommes pas une unité de mesure après tout…

 

Article tiré du webmagazine de février 2019

 

Bien que je crois qu’il soit nécessaire pour plusieurs de le faire un certain temps pour apprendre à gérer leurs portions et comprendre ce dont ils ont besoin dans leur journée pour atteindre leurs objectifs (perte de gras, gain de masse ou santé générale), je ne crois pas que le fait de calculer ce qu’on mange toute notre vie ou trop longtemps soit une façon saine de s’alimenter et de voir la nourriture. La nourriture, c’est beaucoup plus que de simples chiffres. Laissez-moi vous donner quelques trucs et vous partager mon expérience personnelle pour vous montrer qu’il est possible de continuer à avoir des résultats sans toujours tout calculer.

 

Pendant près de deux ans, j’ai suivi divers types de plans alimentaires où je pesais ma nourriture jour après jour dans le but d’obtenir des résultats. J’ai aussi testé certaines modes alimentaires (jeûne intermittent, diète cétogène, etc.) dans le but de les tester sur moi-même et pouvoir partager mon expérience par la suite avec d’autres. J’ai eu d’excellents résultats en calculant tout ce que je mangeais pendant un certain temps, mais à long terme, on peut développer certains problèmes. Ce type de méthode n’était pas pour moi… Le fait de tout calculer ce qu’on mange est en quelque sorte une forme de contrôle qu’on exerce sur soi-même et on peut en devenir dépendant.

 

Qu’arrivera-t-il le jour où vous ne pourrez plus calculer ce que vous mangez ?

 

Vous sentirez que vous perdez le contrôle et ça vous causera plus de stress et de problèmes qu’autre chose. Toute dépendance dans votre vie, peu importe la forme qu’elle a, aura du pouvoir sur vous. Dans le cas de la nourriture, le fait de tout vouloir contrôler et calculer peut causer des problèmes au niveau social. Pour l’avoir vécu, on voudra parfois éviter les sorties entre amis au restaurant ou les repas en famille. C’est un « pattern » très malsain selon moi, car le fait de partager de la nourriture ou un repas avec des gens qu’on apprécie doit faire partie d’un mode de vie sain. Depuis le début de l’humanité, les rassemblements autour d’un repas ont toujours été des moments privilégiés avec nos êtres chers.

 

C’est pourquoi j’aime dire à mes clients de tout calculer durant un certain temps dans le but de s’éduquer et d’avoir un guide sur ses besoins, mais de ne pas en faire une habitude à long terme. Faites-vous confiance et à partir d’un certain moment, vous allez connaître vos portions et ce dont vous avez besoin. Soit dit en passant, le stress généré par cette forme de contrôle sera beaucoup plus néfaste sur votre santé et vos résultats que les 5 grammes de poulet ou les 3-4 bleuets en trop que vous aurez mangés dans votre journée.

 

Comment me suis-je sorti de ce « pattern » malsain de tout vouloir calculer et contrôler ?

 

Malgré mes connaissances sur l’alimentation et la santé, j’ai remis ma propre santé dans les mains d’un professionnel. À ce moment-là, j’étais dans une période de ma vie où le stress était à son maximum et je procrastinais depuis un certain temps à faire mes plans personnels. L’humain est ce qu’il est et inconsciemment, on ne cherche pas à sortir de notre zone de confort.

 

Personnellement, pour performer dans la vie, j’ai besoin d’un certain modèle et d’une marche à suivre. Pour ceux qui le ne savent pas, depuis bientôt un an, Éric Falstrault (qui est aussi un collaborateur du webmagazine) est celui qui crée mes programmes d’entraînement et qui me guide avec mon alimentation. Lorsque j’ai demandé à Éric à quoi ressemblerait mon alimentation, il n’était pas question de chiffres, de macronutriments ou de calories (de quoi me sortir justement de cette fameuse zone de confort). On a déterminé mon nombre de repas selon mon entraînement et on a misé sur la qualité de la nourriture (style paléo). Rien de transformé et tout ce qui vient de la nature. De vrais aliments tout simplement! Desprotéines, du bon gras et des glucides aux alentours des entraînements ou lorsque j’en avais besoin.

 

J’avoue que de prime abord, j’étais un peu déstabilisé, car j’étais habitué de tout calculer. Je peux vous affirmer, après un an, que d’investir dans un professionnel est l’un des plus beaux cadeaux que je me suis offerts. Depuis que j’ai arrêté de tout calculer, la qualité des aliments que je mange a fait un grand pas vers l’avant. Trop souvent lorsqu’on calcule les calories ou les macronutriments, on sacrifie la qualité des aliments et on se concentre trop sur les chiffres à atteindre (protéines,glucides et lipides). À 95% du temps, je mange des aliments naturels et non transformés. La nature n’a pas inventé de mauvais aliments. C’est l’être humain qui les a transformés. Il est le grand responsable de toute la nourriture de piètre qualité qui existe de nos jours. Si tout le monde mangeait la majorité du temps des aliments naturels, on ne parlerait pratiquement plus du calcul de calories et des portions. Il est très rare que j’entende qu’une personne a fait une « orgie alimentaire » de patates douces, de brocoli ou de poulet! Misez sur la qualité de vos aliments avant la quantité et tout se mettra en place. Le corps est une merveilleuse machine dotée de signaux qui sont censés vous avertir lorsque vous n’avez plus faim.

 

Quels en ont été les bienfaits sur ma santé ?  
  • Réduction de mon stress au quotidien
  • Amélioration de ma composition corporelle (augmentation de la masse maigre vs diminution de la masse grasse)
  • Dissociation entre les besoins physiologiques et psychologiques de la nourriture (manger quand on a faim et non parce que c’est inscrit sur une feuille qu’il faut manger, et voir la nourriture comme un carburant et non une récompense).
  • Amélioration de ma vie sociale (il y a toujours les meilleurs « mauvais » choix à faire au restaurant. Il est possible de maintenir ses résultats et de faire des choix santé lorsqu’on sort. Priorisez les protéines et les légumes.)
  • Meilleure digestion (apprendre à bien mastiquer et savourer la nourriture. Il faut faire la différence entre une bouche et un aspirateur. La digestion ne peut être optimale si on ne mastique pas assez les aliments).
  • Réduction de la fréquence des repas (je ne collationne pratiquement plus et je passe beaucoup moins de temps dans la cuisine). À moins d’avoir des objectifs très précis ou de compétitions, manger 6 fois par jour peut devenir lourd et dur à gérer pour une personne ayant un horaire chargé. De plus, c’est bénéfique pour le système digestif à long terme!
  • Priorisation de la qualité. Je mise d’abord et avant tout sur la qualité des aliments que je consomme et que j’achète. J’achète de plus en plus local et je m’assure de la provenance des aliments le plus possible. Je ne mange pratiquement plus rien de transformé et d’aliments qui peuvent être inflammatoires (gluten, produits laitiers, etc.). 

 

Comment appliquer cela dans votre quotidien ?  
  • Priorisez les aliments naturels et non transformés. Petit truc simple : demandez-vous si vous pourriez retrouver cet aliment dans la nature. Bref, mangez de vrais aliments.
  • Mangez les aliments qui vous font sentir bien. On sait tous que le brocoli est bon pour la santé, mais si à chaque fois que vous en mangez, vous êtes ballonné et que ça vous cause des troubles digestifs, arrêtez tout simplement d’en manger.
  • Utilisez vos mains pour le calcul des portions. Par exemple, un repas pour un homme qui s’entraîne pourrait être constitué de 2 paumes de sa main en protéines, 2 pouces pour la quantité de bons gras, la moitié de l’assiette en légumes et végétaux, et le creux de sa main pour les glucides. (Ceci n’est qu’un exemple. Il y a plusieurs facteurs qui peuvent influencer les quantités à prendre.)
  • Mangez en fonction de la journée que vous avez. Les journées où vous vous entraînez, vous pouvez augmenter vosglucides selon votre tolérance.
  • Arrêtez-vous lorsque vous n’avez plus faim et gardez le reste pour en faire un autre repas (vous économisez aussi et ça évite du gaspillage).
  • Mastiquez vos aliments et prenez le temps de bien savourer.
  • Buvez beaucoup d’eau. On ne fait parfois pas la différence entre la faim et la soif. La déshydratation peut parfois vous faire croire que vous avez faim, mais ce n’est pas le cas.

 

En résumé, pour les nouveaux qui veulent se lancer dans une structure alimentaire, calculer sa nourriture peut avoir des effets bénéfiques à court terme. Selon moi, l’atteinte d’une santé optimale est un long parcours et si on veut maintenir le cap pendant longtemps, apprendre à manger instinctivement est un incontournable dans la réussite de vos objectifs.

 

Dany Lavoie Mercier

Consultant FD Fitness

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