3 habitudes alimentaires qui influencent vos résultats | FD Fitness consultant

jeudi, 17 mars, 2016 3 habitudes alimentaires qui influencent vos résultats Temps de lecture 3 minutes

 

1. Vous voyez les repas de triche (cheat meals) comme une récompense

J’essaie toujours de ne pas mentionner le mot récompense lorsque j’explique le principe des repas de triche. Oui, je conviens qu’avec tous les efforts que nous mettons dans nos entrainements et les sacrifices que notre diète demande, un ou deux repas de triche n’affecteront pas énormément nos résultats, mais c’est surtout une question de perception.

 

Attacher une notion de récompense au repas de triche se termine très souvent en excès : « une dure semaine au travail mérite bien un repas de triche! » ou « un entrainement plus difficile qu’à l’habitude mérite un repas triche. » Toutes les occasions difficiles deviennent alors une bonne raison de tricher. Un repas de triche ne devrait être qu’une façon de prendre une pause dans nos efforts continus. La pause psychologique nous aide grandement à continuer le bon travail. De cette façon, notre corps ne tombe pas en mode survie, c’est-à-dire, lorsqu’il commence à mettre des réserves de côté, phénomène aussi connu sous le nom de muffin top. Vous voulez une récompense? Allez magasiner et gâtez-vous!

 

2. Vous sautez le déjeuner

 La motivation[i] influence une grande partie de notre journée. Croyez-le ou non, votre petit déjeuner joue un grand rôle lorsque vient le temps de vous botter le cul. Des chercheurs[ii] de l’université du Missouri ont examiné les bénéfices d’un déjeuner riche en protéines sur des jeunes filles obèses ou en surplus de poids en fin d’adolescence. Ils ont étudié l’effet hormonal et neural d’un déjeuner protéiné, son effet sur l’appétit pendant la journée, sur la satiété, ainsi que sur la motivation et sur le besoin de se récompenser avec des triches. Le premier groupe a déjeuné avec 350 Kcal, à base de céréales (13 gr de protéines) et un deuxième groupe avec le même nombre de Kcal, mais constitué d’œufs et de bœuf. Après seulement six jours, les chercheurs ont conclu que seul le groupe consommant le déjeuner riche en protéines présentait une différence positive significative en ce qui a trait à la satiété et la motivation.

3. Vous suiviez le guide alimentaire (avant le nouveau guide de 2018)

Le guide alimentaire doit absolument être révisé, du moins c’est ce qu’un rapport du comité sénatorial a affirmé. Restriction de la consommation des produits transformés et taxe sur les breuvages sucrés sont parmi les suggestions du comité, car ils sont convaincus que le guide a grandement contribué à l’augmentation du taux d’obésité et des maladies chroniques reliées. Les recommandations du Guide alimentaire ne devraient-elles pas refléter ce que la science et la médecine dictent en matière de santé et de nutrition? Pourquoi, alors, certaines industries comme l’institut canadien du sucre (site web rempli de recherches demandant plus de profondeur dans les études et dont les conclusions sont vagues), les producteurs laitiers du Canada, Kellogg’s Canada et Weston Bakeries (chefs de file de l’industrie des produits de boulangerie et de pâtisserie en Amérique du Nord) siègent-elles sur le comité des investisseurs du Guide alimentaire et sont impliqués dans les décisions de révisions? Des millions de dollars sont en jeu pour ces grandes compagnies.

 

Malheureusement, le guide ne tient pas compte de notre réalité actuelle et n’a pas beaucoup changé depuis 1942. Vu la pauvreté et le rationnement en période de guerre, ils recommandaient à l’époque des quantités qu’on savait sous-optimales, mais faciles à atteindre pour la majorité de la population. Un principe réside : le guide ne présente que des recommandations générales, qui ne tiennent pas compte de vos dépenses énergétiques journalières ni de vos activités physiques.

 

Point bonus : Vous ne mesurez pas votre pourcentage de gras

Pour bâtir un plan, il faut l’entreprendre de la même façon qu’un voyage : il faut déterminer le point de départ et la destination, et surtout, comment s’y rendre. Il est impossible d’avoir un plan détaillé si vous n’avez aucune idée d’où vous partez, c’est logique non? Malheureusement, la plupart des gens ne le font pas lorsqu’il commence à s’entrainer. Peut-être est-ce par peur de voir l’excès de poids qui nécessiterait plus de temps que ce qu’ils avaient planifié? Même si ça semble décourageant, mesurer votre pourcentage de gras vous évitera bien des maux de tête. Vous éviterez de recommencer, année après année. Un programme qui cible principalement la perte de gras, et non la perte de poids, dure plus longtemps et améliore votre santé de manière bien plus globale. De plus, en mesurant votre pourcentage de gras, vous saurez ce qui a ou ce qui n’a pas fonctionné. De cette façon, vous ne répèterez pas les mêmes erreurs la prochaine fois.

 

La meilleure façon de débuter un plan alimentaire est de consulter un professionnel qui saura vous guidez vers vos objectifs en élaborant un plan conçu pour vous en fonction de vos besoins spécifiques.

 

A+

 

Eric Falstrault

Auteur du livre The strength code

Fondateur et propriétaire de BODHI FIT

Collaborateur expert pour FD Fitness Consultant


[i] Micha R, Rogers PJ, Nelson M. Glycaemic index and glycaemic load of breakfast predict cognitive function and mood in school children: a randomised controlled trial. Br J Nutr. 2011 Nov;106(10):1552-61. doi: 10.1017/S0007114511002303. Epub 2011 Jun 8. PubMed PMID: 21736777.

[ii] Leidy HJ, Ortinau LC, Douglas SM, Hoertel HA. Beneficial effects of a higher-protein breakfast on the appetitive, hormonal, and neural signals controlling energy intake regulation in overweight/obese, “breakfast-skipping,”late-adolescent girls. Am J ClinNutr. 2013 Apr;97(4):677-88. doi:10.3945/ajcn.112.053116. Epub 2013 Feb 27. PubMed PMID: 23446906; PubMed Central PMCID: PMC3718776.